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2. Pour l’insertion professionnelle
- Par la diversification des choix professionnels
L’emploi
féminin est concentré pour plus de la moitié, dans 10 des 84 familles
professionnelles. Ce sont notamment les secteurs de l’entretien, du
textile, de l’hotellerie-restauration et de la grande distribution.
Les salaires proposés sont en moyenne les plus faibles et le temps
partiel subi sur-représenté. Ce qui a évidemment des conséquences sur
les retraites des femmes.
Il faut donc désenclaver le travail féminin. Pour y parvenir, il est
nécessaire de diversifier les choix d’orientation scolaire et
professionnelle des jeunes filles et accroître les qualifications des
femmes.
- La DRDFE s’implique....exemple
Dans ce domaine, la Délégation
régionale met en œuvre chaque année le prix de la vocation scientifique
et technique des filles. Ce prix s’intègre dans l’ensemble des mesures
de la politique de promotion de l’égalité professionnelle que la DRDFE
développe en Ile-de-France.
D’un montant de 1000 €,
ce prix a pour objectif d’encourager les jeunes filles de terminales
s’orientant vers des métiers scientifiques et techniques où elles sont
peu présentes. |
- La DRDFE s’implique....exemple
L’action F.E.M.M.E : Femme
vers le Mixité des Métiers et vers l’Emploi (2002-2005)
L’objectif de ce projet était de faciliter l’accès des femmes aux
dispositifs qualifiants et aux secteurs d’activité où elles sont peu
présentes.
Il s’agissait de permettre aux femmes de construire un projet
d’insertion le moins marqué possible par les stéréotypes de sexe
présidant aux choix d’orientation par une démarche adaptée.
L’action F.E.M.M.E. était organisée autour d’un parcours comprenant
plusieurs étapes sur les sites de Lognes, Paris et Pantin : un espace
accueil, un espace d’orientation, une sensibilisation aux secteurs
d’activité porteurs d’emploi grâce aux journées découvertes des métiers
à l’AFPA, des plateaux techniques et des stages en entreprise et un
espace de suivi.
L’action, cofinancée par le FSE objectif 3, faisait l’objet d’une
convention tri annuelle entre l’association Retravailler et la DRDFE,
Les partenaires associés étaient l’AFPA, l’ANPE, la Mairie de Paris et
le Conseil Régional.
L’objectif a été atteint puisque plus de 1000 femmes en 3 ans ont été
accueillies. |
Par l’information des jeunes filles et des femmes dans
les quartiers
L’accès à l’emploi constitue le plus sûr chemin vers la prise
d’autonomie sociale et professionnelle. Dans ce domaine, les femmes des
quartiers rencontrent les plus grandes difficultés du fait de leur bas
niveau de formation et de leur manque d’information. La DRDFE a donc
développée un programme d’envergure et originale dans le domaine de
l’information des jeunes filles et des femmes dans les quartiers.
- La
DRDFE s’implique....exemple
Au vu des résultats positifs du programme 1995-1999 « Femmes dans les
quartiers : les chemins vers l’emploi », et de ses prolongements
bénéfiques qui se déploient encore actuellement, la DRDFE a voulu
impulser à nouveau en 2003 sur la région une campagne d’information
collective destinée à ces femmes.
Ces actions d’informations collectives ont pour objectifs d’informer un
grand nombre de femmes sur leurs droits. Il s’agit d’actions
d’information collectives organisées au cœur des cités par l’ensemble
des professionnels travaillant sur les quartiers. Ces actions abordent
tous les thèmes de la vie quotidienne des femmes et de leur famille.
Elles se déroulent sur deux jours et sont consacrées aux thèmes
suivants : droits et citoyenneté, violences, emploi, formation, et
santé.
Elles sont mises en œuvre par les Centres d’Information pour les
Droits des Femmes, avec le soutien des chargées de mission
départementale aux droits des femmes et à l’égalité et mobilise un
partenariat local très large.
Cette campagne d’information, cofinancée par le FSE, qui a débuté au
cours du dernier semestre 2003 s’est déployée sur trois ans, à raison
de deux à trois actions d’information par département
et par an sur les sites sélectionnés. (Pour en savoir plus, vous pouvez
contacter le CIDF de votre département).
En 2007, des journées d’information ont lieu encore aujourd’hui, à
titre d’exemple, dans le Val d’Oise (95), après Cergy, Garges les
Gonesse, Bezons, Villiers le Bel, c’est la ville de Pontoise qui a été
sélectionnée (12, 13, et 15 mars 2007).
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- Par la lutte contre la double discrimination dont les femmes immigrées
et les femmes issues de l’immigration sont victimes
Favoriser
l’intégration en luttant contre les discriminations, qu’elles soient
d’ordre sexiste ou racial constitue une priorité du gouvernement,
attaché au respect du principe d’égalité et au renforcement de la
promotion et de la cohésion sociale.
Or, le plein et égal accès aux droits est entravé par les phénomènes de
double discrimination liée au sexe et à l’origine. Qu’il s’agisse de
l’accès aux droits civiques, personnels et sociaux, entravés par les
pratiques coutumières, le poids des traditions, les difficultés de vie,
de l’accès à la formation et à l’emploi, les femmes immigrées ou issues
de l’immigration connaissent des inégalités et des difficultés accrues
par rapport aux femmes en général.
- La DRDFE s’implique....exemple
- La DRDFE s’implique....exemple
La plateforme
linguistique : l’égalité des chances entre les femmes et les hommes :
une question transversale !
Dans le cadre du programme régional de
formation linguistique, la Préfecture de la région Ile-de-France et la
D.R.TE.F.P ont confié à la FNARS et à l’ARDEVA la gestion d’une partie
des crédits européens (F.S.E objectif 3 mesures 2.6 et 8).
L’égalité des chances entre les femmes et les hommes revêt une place
primordiale dans ce programme.
En effet les services de l’Etat, DRTEFP et la DRDFE, ont souhaité qu’un
module égalité des chances entre les femmes et les hommes soit prévu
dans le cahier des charges des actions de formation linguistique. Ce
dernier comprend 3 modules : un module de formation linguistique - 250
heures-, un module sur l’égalité des chances professionnelle entre les
femmes et les hommes - 24 heures-, et un module qui a pour fonction de
valoriser le parcours d’insertion des personnes en leur permettant
d’obtenir une attestation de reconnaissance sociale (ex : préparation
aux brevets de secourisme) - 24 heures-.
Les associations qui
souhaitent mettre en place ce module en interne par leurs propres
formateurs, on pu bénéficier d’une formation gratuite à l’égalité
hommes/femmes de deux jours.
C’est dans ce cadre que, par exemple, l’association Atout-Majeur située
dans le Val-de-Marne (94), a pu mettre en place une action de formation
linguistique, pour 12 femmes à Ivry sur Seine.
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- Par l’aide aux modes de gardes innovants
L’articulation entre la vie familiale et la vie professionnelle s’avère
souvent contraignante ; le nombre et surtout l’âge des enfants sont des
éléments que les femmes intègrent dans leurs choix de garder ou non une
activité professionnelle. Si la présence d’un seul enfant de moins de
trois ans a peu d’effet sur l’activité des femmes, en revanche celle-ci
baisse de façon importante avec deux ou trois enfants dont au moins un
âgé est de moins de trois ans.
La loi du 23 mars 2006 sur l’égalité
salariale entre les femmes et les hommes prône la réconciliation de
l’emploi et de la parentalité par l’instauration d’un mécanisme de
compensation de l’effet de la maternité sur les rémunérations. La loi
prévoit que la salariée, en congé de maternité ou le salarié en congé
d’adoption, bénéficie en sus des augmentations générales, de la moyenne
des augmentations individuelles perçues, pendant sa période d’absence,
par les salariés relevant de sa catégorie professionnelle, ou à défaut,
de la moyenne de l’ensemble des augmentations individuelles de
salaires.
Pour assurer l’accueil de leurs jeunes enfants, les parents peuvent
recourir à différentes solutions et combiner éventuellement des
structures collectives comme les crèches avec des modes d’accueil
individuel comme la garde à domicile et l’assistante maternelle. Ils
peuvent aussi mobiliser d’autres formes de prise en charge
(baby-sitters, proches...).
Pour les enfants âgés de quatre mois à 2
ans et demi, seuls 17 % des enfants sont gardés principalement par une
assistante maternelle, plus de 60 % le sont par les parents
(qu’un ou
les deux travaillent). Entre trois et six ans, 78 % des enfants passent
la plus grande partie de leur journée à l’école. Une partie des 22 %
des enfants qui sont gardés principalement par leurs parents, par une
assistante maternelle agréée ou par leurs grands-parents peuvent aussi
être scolarisés à mi-temps. ( Source : chiffre clef 2006 -
http://www.femmes-egalite.gouv.fr)
- La DRDFE s’implique....exemple
La
crèche Babyloup propose une formation et un encadrement des femmes du
quartier de Chanteloup-les-Vignes dans le secteur de la petite enfance.
Cette a permis d’embaucher 15 femmes au chômage et / ou sorties du
circuit scolaire, sans formation préalable,et à les former sur 3 ans
aux métiers de la petite enfance.
Les formations sont de deux types :
-
Interne
Réalisées en parallèle avec l’activité de garde de
l’association ouverte 24h/24h et 7j/7. Cela permet au groupe de femme
travaillant dans la structure d’acquérir des compétences techniques
(1660 heures annuelles)
- Externe
Ce qui permet à environ 1/3 de ces femmes de s’orienter vers
des formations labellisées par un diplôme, un certificat d’études, un
brevet, pérennisant ainsi leur effort d’insertion (2000 heures
annuelles) |
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