Égalité professionnelle même si le chemin est long les moyens pour atteindre cette égalité professionnelle existent... Présentation de la Loi du 23 mars 2006 relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes
Supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes,
tendre vers une meilleure articulation des différents temps de vie et
améliorer l’accès des femmes à l’apprentissage et à la formation
professionnelle, voici les objectifs majeurs de cette loi.
La loi promulguée le 23 mars 2006 a conservé ses objectifs principaux malgré l’examen et la censure par le Conseil constitutionnel de certaines mesures.
L’obligation de négocier
la suppression des écarts de rémunération
La loi impose aux branches professionnelles et aux entreprises de négocier afin de définir et de programmer des mesures de suppression des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes.
Lors des négociations collectives annuelles sur les salaires, ce thème doit être abordé dans la mesure où un accord spécifique pour définir et programmer des mesures de suppression des écarts d’ici 2010 n’a pas été conclu. On comprend donc qu’il ne s’agit pas d’une obligation d’aboutir à un accord collectif mais seulement une obligation d’aborder de nouveau le thème de la suppression des écarts de rémunération l’année suivante. Malgré tout le législateur impose de négocier « sérieusement et loyalement » avec une obligation pour l’employeur de répondre aux organisations syndicales de « manière motivée ».
Il est prévu lors d’une conférence nationale qui devrait avoir lieu dans un délai de 3 ans de dresser un bilan de l’application de cette loi.
Un rattrapage salarial à l’issue du congé maternité ou d’adoption Ainsi, la personne qui rentre d’un congé maternité ou adoption a le
droit de bénéficier des augmentations générales de salaire accordées
pendant son absence.
La loi autorise également les partenaires sociaux à mettre en place un accord collectif qui prévoit un mécanisme de rattrapage salarial à condition qu’il soit au moins aussi favorable que la première solution.
Renforcement des droits des femmes en congé de maternité, majoration de l’allocation de formation pour les salariés devant engager des frais de garde d’enfants pour suivre une formation en dehors du temps de travail, aide aux petites entreprises pour le remplacement des salariés en congé de maternité ou d’adoption. Deux objectifs principaux :
Il a donc prévu une aide au remplacement des salariés absents pour congé de maternité ou d’adoption. C’est ainsi qu’une aide financière de l’Etat peut intervenir pour les entreprises de moins de 50 salariés qui embauchent pour remplacer une salariée en congé de maternité ou un salarié (femme ou homme) en congé d’adoption.
Cette loi comporte également un dispositif d’aide de l’Etat pour la mise en place de la Gestion Prévisionnelle de Emploi et des Compétences Cette aide est destinée aux entreprises de moins de 300 salariés dans
la mesure ou elles :
- mettent en place un plan de gestion prévisionnelle axé sur l’emploi
et l’évolution des compétences des hommes et des femmes salariés de
l’entreprises - intègrent des mesures en faveur de l’égalité professionnelle - mettent en place des actions améliorant l’articulation entre l’activité professionnelle et la vie personnelle et familiale des salariés.
Favoriser la carrière des femmes Des dispositifs ont été retenus ....
|
