La loi Génisson
En 2001, la loi GENISSON du 9 mai sur l’égalité professionnelle entre
les femmes et les hommes actualise et renforce la loi de 1983 en
définissant les axes de sa mise en œuvre.
Elle s’appuie sur 2 axes :
- 1. La négociation collective :
Ainsi, « l’employeur est tenu d’engager chaque année une négociation
sur les objectifs dans le domaine de l’égalité professionnelle entre
les femmes et les hommes dans l’entreprise, ainsi que sur les mesures
permettant de les atteindre. A défaut d’une initiative de ce dernier
depuis plus de 12 mois suivant la dernière négociation, celle-ci
s’engage obligatoirement à la demande d’une organisation syndicale
représentative. Lorsqu’un accord collectif comportant de tels objectifs
et mesures est signé dans l’entreprise, la périodicité de la
négociation est portée à 3 ans ».
- 2. Le rapport de situation comparée :
Chaque année, toutes les entreprises de + de 50 salariés doivent
rédiger un rapport de situation comparée (l’article L432-3-1 du code du
travail a été modifié afin de préciser la nature du rapport de
situation comparée) selon un calendrier précis :
- Remise du Rapport de Situation Comparée (RSC) - 12 mois pour engager
une négociation - A la fin de cette période, si aucune négociation n’a
été entreprise dans les 8 jours.
- 15 jours pour entamer la négociation.
- Si aucune négociation n’est de nouveau entreprise, un délit d’entrave
est constitué et les syndicats peuvent attaquer en justice.
Qu’est-ce que le rapport de situation comparée ?
Le rapport de situation comparée est avant tout un outil d’analyse sur
les conditions générales d’emploi. Pour cela, il vise à déterminer des
indicateurs pertinents pour réaliser un état des lieux précis de la
situation des femmes et des hommes dans l’entreprise à différents
niveaux :
- répartition par catégorie professionnelle selon les
différents contrats de travail - pyramide des âges par catégorie
professionnelle.
- La durée et l’organisation du travail :
- répartition des effectifs selon la durée du travail : temps complet,
temps partiel à 50 % ou égal à 50 % ;
- répartition des effectifs selon l’organisation du travail : travail
posté, travail de nuit, horaires variables, travail atypique dont
travail durant le week-end...
- Les données sur les congés :
- répartition par catégorie professionnelle selon : le nombre et le
type de congés dont la durée est supérieure à six mois : compte épargne
temps, congé parental, congé sabbatique.
- Les données sur les embauches et les départs :
- répartition des embauches par catégorie professionnelle et type de
contrat de travail ; - répartition des départs par catégorie
professionnelle et motifs :
retraite, démission, fin de contrat à durée déterminée, licenciement.
- Le positionnement dans l’entreprise :
- répartition des effectifs selon les niveaux d’emplois définis par
les grilles de classification au sens des conventions collectives.
- répartition des promotions au regard des effectifs de la catégorie
professionnelle concernée ;
- nombre de promotions suite à une formation.
- Les rémunérations selon les catégories d’emplois occupés
au sens des grilles de classification ou des filières/métiers :
- éventail des rémunérations ;
- rémunération moyenne mensuelle ;
- nombre de femmes dans les dix plus hautes rémunérations.
- données chiffrées par sexe :
- répartition par catégorie professionnelle selon : la participation et
la répartition par type d’action aux actions de formation, formation
d’adaptation, formation qualifiante, congé individuel de formation,
formation en alternance ;
- Les conditions de travail :
- répartition par poste de travail selon : l’exposition à des risques
professionnels, la pénibilité, dont le caractère répétitif des tâches.
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