Formation, emploi et chômage

La formation, l’emploi et l’égalité professionnelle




Les temps de vie et la notion de genre : de quoi parle-t-on ?

Martine Buffier-Morel

Il n’est pas certain que la notion de genre soit aujourd’hui adoptée par le « sens commun » dans le cas français, même si cette notion est déjà entrée, comme le dit Michel Bozon (sociologue et directeur de recherches à l’INED ), « dans la pratique administrative, militante et scientifique en France depuis un certain temps » (Bozon, 2006, p.144).

Pour ma part, comme un certain nombre d’entre-vous peut-être, je ne suis pas très à l’aise avec cette expression que j’adopte dans certaines circonstances mais délaisse souvent dans d’autres...Et pourtant le Genre (Gender en anglais) est aujourd’hui une notion utile qui fait sens pour beaucoup d’individus de par le monde et ceci dans beaucoup d’instances et de sphères très diverses, car elle s’est « mondialisée » si l’on peut dire, en devenant un « mot transnational » (l’expression est de Geneviève Fraisse)...

Raison de plus pour l’aborder, pour tenter de la « réapprivoiser » ou de l’apprivoiser tout court, et d’y voir plus clair, en lien avec la question essentielle et toujours actuelle des temporalités des femmes et des hommes qui pose aux politiques publiques le problème des différences hommes/femmes dans la perspective d’une société plus égalitaire qui « implique des changements dans la vie des femmes mais aussi des hommes » (citation de Jill Rubery ). Sans oublier cependant que cette problématique est elle-même intrinséquement liée à la problématique de l’identité et qu’en la matière, la liberté de l’acteur
- au sens sociologique du terme - ainsi que ses choix (style de vie...) nécessitent la reconnaissance d’un pluralisme.

Le Genre s’est imposée au milieu des années 90 - après s’être développée comme un concept philosophique dans la pensée anglo-saxonne autour des années 70 - pour penser la différence des sexes et déconstruire l’inégalité hommes/femmes par une critique des assignations sexuelles fondée sur une dissociation entre les aspects naturels et culturels, le fait biologique et la construction sociale. Cette notion a été inventée à partir d’un mot ancien (emprunté au grec via le latin) pour penser l’égalité dans la différence.

Une définition du genre donnée par la Commission européenne, dans un glossaire de termes sur l’égalité publié en 1998 (voir ref.), aboutit à l’énoncé suivant : c’est le « concept qui se réfère aux différences sociales entre les femmes et les hommes qui sont acquises, susceptibles de changer avec le temps et largement variables tant à l’intérieur que parmi les différentes cultures ». Cette définition, nous semble à la fois pragmatique et « relativiste ». Elle est ouverte sur le changement sans remettre en cause de manière radicale le statu quo....

Le succès de la notion de Genre depuis une dizaine d’années s’est affirmé tant au plan théorique (voir par exemple le développement de chaires universitaires en études Genre), que politique.

Pour les chercheurs, la théorie du genre dans les sciences sociales permet de s’affranchir de la catégorie « sexe » qui ancrée dans le biologique ne rend pas suffisamment compte de la construction sociale, historique et politique des identités et des rapports entre les sexes.
Au cours de la double décennie 70-80, les sciences sociales qui s’intéressent au travail (tant du côté de la sociologie que de l’économie) alors « dominées » par tout un ensemble de travaux masculins qui occultent l’interface travail-famille, s’ouvrent à la perspective de genre grâce à un nouveau courant de recherche essentiellement féministe qui veut penser ensemble les interactions entre travail marchand et tâches familiales, entre sphère de production et - comme on dit alors - « sphère de reproduction ». L’invisibilité du travail domestique est dénoncée (voir les travaux pionniers de Christine Delphy dès 1974), alors que dans les approches « classiques  », le travail productif reste identifié comme le seul travail effectué dans la sphère professionnelle. Ce renouvellement théorique par les courants féministes, développe l’étude des « rapports sociaux de sexe » en introduisant à côté des analyses marxistes des rapports sociaux de classe (très développés à l’époque), des problématiques d’inégalité face à l’emploi et à l’activité professionnelle qui relèvent de ce qu’on appelerait aujourd’hui une « approche de genre ».

Cette nouvelle mise en perspective qui se renforce dans les années 80, permet de mieux comprendre l’articulation des trajectoires professionnelles des femmes en lien avec les modalité d’exercice du travail domestique au sein de la famille : Danièle Kergoat en sociologie du travail, Annie Fouquet, en économie, avec le fameux article publié dans Economie et statistiques en 1981 « Peut-on mesurer le travail domestique ? », mais aussi Marie Agnès Barrère-Maurisson avec La division familiale du travail, La vie en double (1992), font partie de ces courants de pionnières. L’introduction de la perspective féministe dans la sociologie de la famille doit par ailleurs beaucoup, me semble-t-il à François de Singly et ses équipes qui dans ces mêmes années 90 s’est efforcé de comprendre les changements au sein de la famille moderne, ceux notamment relatifs à l’autonomisation de l’individu par rapport au groupe familial.

Du côté du politique, en faisant de l’égalité de genre un nouveau principe d’action publique au cœur des processus de modernisation tirés en avant par l’Union européenne, l’introduction du genre dans le vocabulaire européen semble minimiser la part des femmes comme «  acteurs » (actrices) du changement. Concernant le constat de cette émergence conceptuelle au sein des sphères politico-administratives, je m’en réfère à Agnès Hubert, qui a dirigé l’Unité pour l’égalité des chances entre les femmes et les hommes à la DGV (Emploi), de 1992 à 1996. Elle écrit dans un livre où elle relate le travail de la Commission au cours de la décennie 90 : « dans les calendriers chargés d’échéances de la construction européenne, le langage de l’égalité hommes/femmes évolue. On parle de moins en moins de femmes et plus de genre » (Hubert, 1998).

Il me semble qu’on peut renchérir sur ce propos d’une observatrice en même temps qu’actrice de cette décennie 90 au niveau européen, en disant que tout se passe comme si, après avoir été des acteurs importants dans la gestion de l’historicité du projet européen, les femmes tendaient à s’effacer en tant que mouvement social, au moment où la lutte pour l’égalité hommes/femmes ne se contente plus d’obéir à des principes d’intervention sectoriels à travers uniquement des actions spécifiques pour les femmes mais où l’égalité entre les sexes s’impose comme une finalité sociétale appuyée sur une stratégie de changement imposée à la société dans son ensemble, celle dite du gender mainstreaming . Cette stratégie impose de corriger de façon permanente les inégalités, par une sorte de révolution culturelle en continu.

Le propos qu’on souhaite développer essayera de formuler tout d’abord quelques considérations sur l’usage de la perspective de genre et ses effets quant à la différence des sexes, notamment face aux temporalités, compte tenu du principe d’action publique d’égalité (partie 1.). Puis tentera d’aborder de façon critique ce qu’on a appelé de façon très large dans un ouvrage récent , des « politiques temporelles », mais qu’il convient sans doute mieux de dénommer : mesures de modernisation en faveur d’une meilleure articulation des temps de vie ...(partie 2).

1. De l’usage de la perspective du Genre et de ses effets...notamment face aux temporalités hommes/femmes

Plus que sur le concept lui-même dont on peut encore rappeler ici, selon Michel Bozon, le triple intérêt : c’est un bon outil de communication car il peut être utilisé dans de nombreuses langues ; il peut être utilisé comme terme théorique et scientifique ; il est devenu une catégorie d’action universelle dans le domaine du développement et du progrés social, on se focalisera davantage dans cette intervention sur la perspective du genre c’est à dire l’approche qui consiste à intégrer les hommes et les femmes dans les projets et les réflexions, selon des orientations stratégiques qui visent à s’opposer et à combattre les discriminations....

1.1 « Chausser les lunettes du genre » face aux temporalités hommes/femmes

Prendre « l’entrée par le temps et chausser les lunettes de genre » est une démarche que les acteurs sociaux ont commencé à pratiquer depuis quelques d’années suite à une évolution de référentiel dans l’action publique qui sous l’impulsion des politiques européennes, a défini l’égalité homme/femme comme un nouvel objectif à intégrer dans l’ensemble des politiques publiques. Or les chercheurs, parmi tout un ensemble d’acteurs, ont contribué en amont à la construction de ce référentiel et l’on peut souligner que l’expression rapportée ci-dessus est issue des rencontres de chercheuses féministes qui ont œuvré avec la Commission pour avancer dans ce sens.

Dans ce contexte, et souvent associée à un séminaire dit « de Florence  », parce qu’il s’est déroulé à l’Institut Universitaire Européen de Florence , a été avancée l’idée forte d’une discrimination hommes/femmes par le temps. Cette idée qui résulte d’une approche sexuée du temps humain dans les pratiques quotidiennes, affirme que le temps est discriminant au regard des femmes... Cette mise en perspective qui introduit le point de vue du genre, considère que les femmes ont été pendant longtemps un « réservoir de temps » pour la famille et que leur entrée massive dans l’emploi n’a pas été suivi d’un nouveau partage équitable des temps et des tâches. Si les femmes ont deux vies (ce à quoi aspirent peu à peu les hommes ), le problème posé par l’approche de genre est bien que les femmes ont à la fois un lourd temps domestique et un temps professionnel alors que le temps des hommes est principalement un temps professionnel.

→ On retrouve cette idée dans la résolution du Conseil de l’Union Européenne du 29 juin 2000, relative à la participation équilibrée des hommes et des femmes à la vie professionnelle et à la vie familiale qui encourage les Etats membres à mettre au point des stratégies globales et intégrées afin « de compenser le désavantage des femmes en ce qui concerne les conditions d’accès et de participation au marché du travail et le désavantage des hommes pour ce qui est des conditions de participation à la vie familiale, désavantages résultant de pratiques sociales, qui font toujours considérer le travail non rémunéré accompli dans l’intérêt de la famille comme une responsabilité principale des femmes et le travail rémunéré dans la sphère économique, comme une responsabilité principale des hommes. »

Les récentes avancées en matière d’obligations des entreprises par rapport à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ( loi relative à l’égalité salariale du 23 mars 2006 ) intègrent désormais la problématique d’une articulation des temps entre la vie professionnelle et les responsabilités familiales et des accords d’égalité proposent des mécanismes pour « neutraliser » notamment le «  désavantage des femmes » par rapport au fait de la maternité dans le cadre de la carrière...Le rapport de situation comparée des hommes et des femmes dans l’entreprise qui est un outil de diagnostic doit par ailleurs comprendre des indicateurs sexués relatifs à cette articulation des temps. Ces avancées sont à saluer mais...

1.2 Un postulat de la conflictualité des temps (emprunté à Gurvitch)

...je pense que les femmes sont plus exposées que les hommes à la « conflictualité des temps ». Si la dimension de la conciliation des temps de vie existe aussi pour les hommes, elle revêt dans le cas des femmes une dimension très particulière qui, quelque soit l’approche de genre (différentialiste ou universaliste-égalitariste) continue à s’ancrer dans le biologique et colle aux cycles de vie : Nicole Aubert sociologue et professeur à Sup. de Co. Paris, a bien décrit le conflit travail/famille qui traverse les femmes, dans un ouvrage qui s’intitule Le culte de l’urgence, La société malade du temps (2003). Il y est question du vécu de l’urgence et de l’état de sur-investissement qui caractérise les femmes et leurs temporalités dans le contexte actuel de la modernité : « ce qui rend le problème plus aigu pour les femmes, c’est d’abord le fait que l’intensité de leur effort se déroule sur deux fronts en même temps, ce qui est loin d’être le cas pour la grande majorité des hommes...C’est ensuite le fait que les années décisives d’une vie professionnelle, celles au cours desquelles se construisent les étapes importantes d’une carrière, coïncident avec celles permettant de vivre l’expérience de la maternité. Du fait du laps de temps relativement étroit qui leur est donné pour avoir des enfants, les femmes sont d’abord habitées, beaucoup plus que les hommes, par une urgence biologique. Elles sont ensuite confrontées à une pression domestique qui se télescope avec leur vie professionnelle. Devant assumer en même temps la plénitude de ces deux vies, et la multiplicité des efforts qu’elles requièrent simultanément, les femmes vivent plus que les hommes dans la tension permanente de ces temporalités contradictoires » (Aubert, pp. 125-126).

Cette description relate le trop plein, mais que dire du syndrome du nid vide, expression utilisée par des travaux du Cersof dans les années 90. Au moment où les femmes, après le départ des enfants (plus ou moins tardif), récupèrent une énergie et de la disponibilité, il apparaît au vu du fonctionnement du marché de l’emploi, qu’elles ne sont plus vraiment dans le temps des entreprises. Celles-ci restent peu enclines jusqu’à ce jour - malgré un début de débat public sur la question de l’âge face aux enjeux démographiques - à offrir des opportunités d’emploi, encore moins de la mobilité professionnelle, aux séniors en général et aux femmes séniors en particulier. Ce décalage entre temps des femmes et temps des entreprises et plus largement des organisations de travail, pourrait être un futur grand chantier ...

1. 3 Du bon usage de la perspective du genre : l’expérience « vécue » d’une conférence d’experts à Helsinki ...

Je voudrais maintenant en relatant les tensions perceptibles dans une Conférence d’experts qui s’est déroulée à Helsinki en octobre dernier, faire quelques remarques sur les limites de l’acceptabilité de l’approche de genre lorsque celle-ci pousse à une symétrisation des objets et des approches (masculinité, féminité). Cette conférence portait sur « Les hommes et l’égalité de genre, vers des politiques progressistes ». La logique proposée par la Finlande poussait à donner une plus grande attention à la dimension hommes dans ces politiques.

Quatre ateliers se répartissaient l’objectif d’approfondir les débats sur l’intérêt de l’approche de genre pour faire progresser les politiques d’égalité dans les champs de l’éducation, de la santé, de la prévention des violences et de la réconciliation du travail et de la famille. Le débat sur certains aspects été très dur en raison de la multiplicité des points de vue des participants, avec l’impression d’un certain retour à « la guerre des sexes » lié sans doute à la présence de groupements en quête de reconnaissance sur les masculinités. Néanmoins divers intervenants ont mis en avant les dangers d’un affichage du gender mainstreaming qui, s’il se limite à un référentiel d’action publique strictement pro-féministe, entraîne une radicalisation des rapports hommes/femmes et le développement, dans divers pays, de stratégies masculines érigées en groupements revendicatifs. Certains courants ont ainsi insisté sur le fait que les hommes sont en perte de modèles et doivent être soutenus, y compris par des structures ad hoc.

En Autriche, un département de la condition masculine a été institué au sein du Ministère fédéral de la sécurité sociale et des générations et un premier rapport produit sur la condition masculine ; la Finlande a institué pour sa part dès 1988, un sous-comité relatif aux problèmes des hommes (SMI) au sein de son Conseil pour l’égalité de genre (TANE), instance consultative en matière de politiques d’égalité auprès du gouvernement. Des thématiques telles que l’homme et l’enfant, ou encore la paternité active ont été promues par ce sous-comité.

Selon nous, cette conférence a permis à la perspective du genre de s’exprimer dans toute son étendue en tentant de combiner point de vue différentialiste et point de vue égalitariste-universaliste. L’apaisement au moment de conclure a été recherché autour d’un compromis en énoncant la nécessité de reconnaître que « les hommes aussi sont un genre » et de considérer cette assertion comme un «  nouveau défi » pour mieux intégrer les hommes dans les politiques menées. La volonté des participants a été de réaffirmer que le changement devait se faire en faveur des hommes et des femmes et que le sens du gender mainstreaming était celui d’une stratégie «  gagnant-gagnant » dans laquelle l’égalité a besoin des hommes et les hommes ont besoin de l’égalité.

2. Possibilités et limites des politiques temporelles

La « nouvelle fabrique des politiques » pour renforcer l’égalité hommes /femmes par rapport aux temps de vie et combattre les discriminations, foisonne d’expériences intéressantes qui ont été soutenues par le Fonds social européen. Je ne développerai pas ici les expériences des projets de l’Equal français, un programme d’initiative communautaire (2001-2004, avec des prolongements jusqu’en 2007) et renvoie au Cahier Racine cité en références pour une meilleure connaissance de ces démarches ainsi qu’au site internet de l’Equal France . Il importe de préciser par ailleurs qu’au delà de cet horizon, l’articulation des temps de vie demeure parmi les finalités poursuivies par l’intervention européenne (nouvelle programmation FSE 2007-2013), autant en ce qui concerne des actions « spécifiques », qu’ « innovantes ».

Ce nouveau type de politique publique conçu selon un processus du «  bas vers le haut » qui a été élaboré au niveau communautaire pour renouveler les modèles à proposer pour avancer dans la transformation sociale de l’espace européen en mettant les acteurs de terrain à contribution et qui s’oppose d’une certaine façon à ce que Pierre Muller (du CEVIPOF) nomme le « modèle de développement sous influence administrative » (celui ou domine la centralité de l’Etat), a fait émerger de remarquables initiatives en matière de dispositifs très variés pour articuler les temps et donner des « ressources » aux individus pour accroitre leur autonomie et leur marge de liberté : on peut citer à titre d’exemple des formules d’accueil pour les enfants lorsque les parents travaillent en horaire décalés et plus largement des systèmes de guichet unique pour accéder aux services, ou encore la mise en place d’une auto-école itinérante en zone rurale, la fourniture d’outils pratiques (petits guides...) destinés à être diffusés dans le secteur de l’hotellerie-restauration en raison de la mobilité géographique des salariés de ce secteur, pour faciliter leur accès au logement, aux transports, aux modes de garde d’enfant....

La où le propos que nous souhaitons tenir devient très critique, c’est lorsque ces « politiques temporelles » co-construites pour accompagner le changement et la modernisation, conçoivent une part de leur contenu comme une « formation aux temporalités et au genre », en d’autres termes mettent au point à travers des modules de formation, du développement personnel de « sensibilisation au temps » (notamment pour des femmes éloignées de l’emploi, appartenant à des « publics en insertion ») en oubliant la dimension politique des enjeux (la rareté de l’emploi par exemple, ou encore la rareté d’emplois de qualité).

Ce glissement vers une pédagogie du temps (exercices sur le temps sexué par exemple) en direction de personnes qui peuvent avoir un ressenti temporel douloureux en raison de problèmes de socialisation très divers et qui ne demandent qu’à trouver ou retrouver un emploi pour s’inscrire dans la normalité et accéder à de nouveaux équilibres de vie, me semble franchir une limite : celle d’un excés de pédagogisme. Nous pensons en d’autres termes, qu’une politique n’a pas à former au temps, celui-ci étant donné d’emblée au sujet par sa présence au monde. Ce pédagogisme des temporalités dans la mesure où il entraine les individus dans une « perte de familiarité avec le monde » (Le Goff, 2003) et la réalité vécue, a des aspects déshumanisants et nous semble inutile. D’autres moyens existent pour aider les individus à mobiliser des ressources et à mieux agencer leur(s) (temps de) vie. Cette manière de conclure souhaite bien sur, susciter le débat...

Références :

Aubert Nicole, Le culte de l’urgence, La société malade du temps, Flammarion, 2003.
Bozon Michel, « Censure linguistique du genre : une résistance politique ? », in Controverse, le « Genre » interdit ?, pp. 143-147, revue du Mage Travail, genre et société n°16, nov.2006.
Buffier-Morel Martine, L’emploi du temps au féminin, Entre liberté et égalité, coll. Logiques sociales, l’Harmattan, 2007.
Commission européenne, DG Emploi, 100 mots pour l’égalité, glossaire de termes pour l’égalité entre les femmes et les hommes, 1998.
Fraisse Geneviève, « Sexe/Genre, Différence des sexes, Différence sexuelle », texte paru dans le Vocabulaire européen de philosophie, Le Seuil, 2004.
Hubert Agnès, L’Europe et les femmes, identités en mouvement, coll. Politique européenne, ed. Apogée, 1998.
Le Goff, Jean Pierre, La démocratie post-totalitaire, La Découverte, 2003.
Silvera Rachel et alii, Articuler vie professionnelle et vie personnelle, Les expériences des projets Equal français 2001-2004, Les Cahiers Racine, ed. Apogée, 2005.
Touraine Alain, Le monde des femmes, Fayard, 2006.



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