Marianne BERCEOT,
Chargée d’étude à l’AFPA (Association
nationale pour
membre du réseau AVEC régional
Le réseau AVEC me
permet d’être à la fois réceptrice et émettrice de la problématique égalité
Homme/Femme. En plus d’être correspondante, je suis également référente pour
l’égalité professionnelle de l’AFPA Ile de France. Je profite des deux
séminaires que nous avons chaque année, pour relayer aux référents des 21
autres directions régionales les nombreuses informations que j’ai glanées lors
des réunions du réseau AVEC ou en lisant sa revue. L’inverse se produit
aussi. Un exemple. Je contribue aux travaux de « Retravailler », un
organisme d’orientation professionnelle. Nous y avons élaboré le dispositif
« Femme », un dispositif de 3 mois à mi-temps, ouvert aux femmes dés
l’âge de 16 ans, qui met l’accent sur la diversification des choix
professionnels. Alors bien sûr, j’ai communiqué sur ce dispositif au sein du
réseau et sur les documents mis à disposition par « Retravailler ».
Aujourd’hui il existe de nombreuses pratiques et ingénieries qui ont fait leurs
preuves. Les outils ne manquent pas, on sait travailler. Mais il faut à tout
prix sensibiliser les acteurs. Qu’attendez-vous du réseau AVEC ? Le réseau AVEC m’a
fait découvrir des institutions dont je ne connaissais absolument pas le
fonctionnement : l’INSEE, le port maritime de Paris.... J’ai aussi
beaucoup partagé avec la correspondante de l’ANPE car nous avons des
problématiques très proches. Aujourd’hui nous nous
connaissons tous bien. Cette mise en lien - avec l’Agora en point d’orgue - a
été une étape très enrichissante. Aujourd’hui, on pourrait s’interroger sur la
manière de renforcer le maillage. Pourquoi ne pas envisager de monter des
actions communes ? Que vous apporte le réseau AVEC sur le plan
personnel ? D’abord une certaine
vigilance. C’est essentiel. Nous ne sommes pas à l’abri de régressions :
l’égalité professionnelle piétine, certains pays européens ont remis
l’avortement en cause... Sans compter que tous le monde véhicule des
stéréotypes sur ce que les femmes sont sensées être ou pouvoir faire, y compris
nous-même, investies dans l’égalité des chances. J’apprécie aussi
beaucoup la posture entre réflexions et actions. Je me souviens d’une
intervention magistrale d’un sociologue à propos de la gestion du temps
personnel et des bureaux du temps mis en place par certaines villes. La
question m’avait ouvert un horizon quasi philosophique, nourrissant ma
réflexion de femme et de citoyenne. Rencontrer des gens qui pensent autrement
cela redonne espoir, cela permet de dépasser les phases de découragement.Qu’avez-vous réalisé en tant que
correspondante du réseau AVEC ?
