Le Réseau AVEC

Les correspondant-e-s prennent la parole


Véronique Camus

correspondante du réseau AVEC 93,

directrice de l’Agence Locale pour l’Emploi de Montreuil la Beaune (93)


Qu’avez-vous réalisé en tant que correspondante du réseau AVEC ?

J’appartiens au réseau AVEC depuis sa constitution. En tant qu’élue du personnel au niveau national, je m’étais déjà faite connaître pour mes positions féministes. Notre action a démarré sous de très bons augures.

Michèle Lallier, directrice régionale de l’ANPE , avait mis les agences locales en réseau sur la problématique. C’était extrêmement stimulant. Nous avons beaucoup échangé sur les actions mises en place pour favoriser l’égalité Homme/Femme. Celles qui entrent dans le cadre d’échange européen notamment et celles plus spécifiques qui consistent à encourager le recrutement de femmes dans les métiers du transport ou de la mécanique générale par exemple. Je centralisais les fiches actions, puis je les portais à la région.

Aujourd’hui, nous travaillons au niveau départemental. Cependant, il y a un fort turn over dans nos services et il faut sans cesse répéter aux nouvelles recrues l’intérêt d’appartenir au réseau AVEC.

Qu’attendez-vous du réseau AVEC ?

Pour ce qui est des actions envers le public, nous ne découvrons pas le problème. Nous travaillons depuis longtemps avec la délégation au droit des femmes et l’association La Boucle intervient pour former les salarié-e-s. Et c’est à l’interne que se situent les vrais enjeux.

Mais il faut passer un cran au dessus. J’attends donc du réseau AVEC qu’il m’aide à clarifier mes missions et à renforcer ma légitimité, tant vis à vis de ma hiérarchie que de mes pairs.

Que vous apporte le réseau AVEC sur le plan personnel ?

Participer au réseau nourrit ma réflexion, renforce mes convictions, me permet de rester vigilante.

Ainsi récemment j’ai du recruter deux personnes. J’ai embauché un jeune homme de couleur venant d’un quartier stigmatisé et une jeune femme sans expérience professionnelle. Ce n’est qu’à posteriori que j’ai réalisé que j’avais recruté à parité. Je n’ai pas l’impression de l’avoir fait consciemment.

Le réseau est aussi un lieu d’ouverture qui permet l’échange de points de vue. Chacun devient vecteur d’information sur l’administration qu’il représente. On se nourrit les uns des autres. Car si nous travaillons tous différemment, nous avons de nombreuses problématiques en commun.


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